Le vote pour l’élection du Président et des vice-présidents à la CCHB qui s’est déroulé ce mercredi 7 avril a montré plusieurs choses.
La 1ère, c’est que la
population s’y intéresse enfin, au vu du nombre de personnes présentes pour
assister au vote. C’est une très bonne nouvelle que les citoyens s’approprient
cette structure qui gère à présent plus de compétences que les villes.
La 2ème, c’est que
Monsieur Brune n’a été reconduit au poste de Président qu’à la majorité + 1
voix : 22 conseillers communautaires ont voté pour lui, 19 pour Monsieur
Brau-Nogué. 4 voix ont manqué à l’élu bagnérais pour l’emporter, 4 bulletins
blancs assumés par la tête de liste de Bagnères Citoyenne. Le mauvais calcul
politique des élus d’opposition les met ainsi devant une responsabilité à
laquelle ils ne devaient pas s’attendre, du moins espérons-le : faire
perdre la présidence de la CCHB à la ville de Bagnères.
Quelles conclusions peut-on en
tirer ?
Tout d’abord, Bagnères a repris
sa place au sein du cœur décisionnaire de la CCHB : 4 vice-présidences et
un délégué, tous issus de la majorité bagnéraise. Au vu des résultats du vote,
le président se sait sous « contrôle », car une partie des élus des
villages ne lui ont pas accordé leur confiance, mais qui n’est que la suite
logique du rejet du binôme Brune-Abadie aux élections départementales de 2021.
Plus surprenantes ont été les
positions exprimées par les oppositions bagnéraises. Basant leur légitimité sur
les « 58% » qu’elles revendiquent représenter, elles semblent
opportunément oublier que les listes de Mme Lazarevitch et de M Roux ont refusé
toute alliance de second tour, sont parties divisées et ont reçu respectivement
30% et 19% des suffrages. C’est aussi oublier que Bagnères Citoyenne réclame
auprès du tribunal administratif un élu supplémentaire « indument »
attribué à la liste de M Roux suite à de soi-disant illégalités de fin de
campagne. A ce titre, il est compliqué de s’afficher comme une opposition unie
tant sur Bagnères que sur la CCHB.
De plus, M Lacrampe laisse entendre que « la majorité municipale bagnéraise aurait préféré dealer des vice-présidences plutôt que de gagner la présidence ». Possible. Mais il ne faut pas oublier que ce sont les conseillers communautaires qui votent et que les candidats de BC ou de M Roux ont tous perdu qu’ils se présentent devant un élu de la majorité bagnéraise ou devant un maire de village et ce, même si la majorité bagnéraise avait vote pour eux !
Il ne reste aujourd’hui à l’opposition, qu’à entrer dans le rôle politique que la République lui offre depuis la loi du 19 novembre 1982 (auparavant, l’ordonnance du 4 février 1959 avait rétabli le scrutin majoritaire et seule la liste gagnante avait des sièges) où il ne s’agit nullement d’appliquer SON programme, « tout son programme et rien que son programme », mais de travailler dans l’intérêt de la collectivité. Bagnères n’a pas besoin d’une opposition stérile mais constructive. Les élus de la CCHB n’ont pas besoin que des sachants leur expliquent doctement des rudiments de la démocratie alors même qu’ils la vivent pour la plupart, au jour le jour dans leurs villages. Alors un seul mot : au travail !
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