vendredi 10 juillet 2020

La politique du BEC = l'ancienne en un peu pire

Comment faire de la politique autrement....

en faisant pire qu'avant ?


Face au déferlement de mensonges et de contre-vérités qui occupent les réseaux sociaux, nous ne pouvions qu'intervenir pour rétablir quelques faits.

La culture serait attaquée  par le Maire, les subventions supprimées ou réduites, le Tiers Lieu attaqué : FAUX. 

  • les subventions : 
  • le Tiers Lieu : il est sur le site Soulé donc ne dépend pas de la ville mais de la CCHB et de son Président Jacques Brune qui a fait voté par l'unanimité du Conseil communautaire en mai 2019, l'étude pour envisager la création d'une Tiers Lieu intercommunal officiel dans le bâtiment de Novexia. (délibération consultable en ligne)
En ce qui concerne l'éthique démocratique, quelques rappels : 
  • l'engagement à mettre à disposition des citoyens les compte-rendus des conseils municipaux est une obligation. Ce qui l'est moins, c'est l'engagement devant les citoyens à la transparence intégrale des indemnités d'élus Pour rappel :
    • Rolland Castells (indemnités) : 
      « Je gagne environ 1.600 euros par mois en tant que maire et 1.350 euros en tant que conseiller général. Au conseil municipal de Bagnères, on n'a jamais voté les indemnités maximum pour le maire. Je ne touche rien en tant que président de la communauté de communes de Haute-Bigorre. »
    • Jean Bernard Sempastous (Ici pour plus d'infos) : Le 22 avril 2014, le Conseil Municipal a voté à la majorité moins 6 voix l'indemnité maximale possible pour le maire de Bagnères
    • pour la communauté de communes : le 29 avril 2014, le Conseil Communautaire de la CCHB a voté à la majorité moins 3 voix : des indemnités s’élevant à 73 751€ bruts/an. Il n'y avait aucune indemnité pour les élus communautaires jusqu'en 2014.
    • Chacun aura pu lire dans Semaine que Claude Cazabat a annoncé ouvertement qu'il ne comptait pas augmenter son indemnité de Maire qu'il avait diminuée de moitié lors de son élection en 2017
  • un fonctionnement de l'intercommunalité des moins démocratiques, contrairement à ce que veulent faire croire les soutiens de l'ex-BEC : à lire un exemple éclairant
L'engagement politique de la liste Roux ne serait pas à droite : en tous les cas, celui de Jean Bernard Sempastous est difficile à suivre. Le 12 octobre 2015, il crée le comité de soutien à Alain Juppé,  avant de se placer dans le rouleau du tsunami Macron. S’il a pu être élu si facilement (outre une abstention record pour une législative) c’est aussi qu’il n’avait face à lui ni candidat Les Républicains ni Parti radical de gauche, puisqu’il avait un rond de serviette à chacune de ces tables. Un politique  à la Edgar Faure, où il est bien connu que ce n'est pas la girouette qui tourne mais le vent.

L'emprunt de La Mongie et du Grand Tourmalet serait aussi du fait de la Municipalité. Certes, les élus de la majorité ne s'y sont pas opposés mais ne mettons pas de côté : 
  1. que la compétence "domaine skiable" a été transférée depuis longtemps à la CCHB, 
  2. qui l'a transféré aussitôt au SIVU du Grand Tourmalet
  3. qui l'a transféré derechef à la RICT
  4. que le projet GT360 a été décidé par la RICT
  5. approuvé par le SIVU dont le président était JB Sempastous
  6. que les emprunts ont été cautionnés par la CCHB 
  7. et que ni les conseillers communautaires, ni les conseillers municipaux, n'ont été consultés puisque qui dit compétence transférée dit perte de pouvoir sur les décisions prises 
C'est pourquoi l'entrée de la Région dans la nouvelle structure va être une vraie bouffée d'air car les emprunts vont être largement dilués dans la nouvelle structure et non plus à la charge quasi exclusive de la ville. (pour plus d'infos sur le sujet : ICI)

Enfin, parmi les âneries proférées sur les blogs de soutien à l'ex-BEC : l'eau des canons à neige qui alimenteraient les fontaines de la ville (pour ce faire il faudrait une canalisation de 25km entre le lac de Castillon et Bagnères mais bon..) ce qui expliquerait que les fontaines soient asséchées......

Mauvais candidats, mal conseillés entre les 2 tours, sans programme clair, harcelant les journalistes de leurs exigences, nous reprochant de soutenir la liste du Maire "de droite" ce que nous n'avons jamais fait, alors qu'eux-mêmes s'alliaient avec la droite LREM qui a détruit le code du travail, le statut de la fonction publique, le droit syndical, l'hôpital, et s'apprête avec un accent du Gers à bousiller le système de retraites. Leur défaite n'est due qu'à eux-mêmes.

La gauche bagnéraise va se reconstruire, mais sans eux.

mercredi 8 juillet 2020

Bagnères vient d'élire son Maire. La Communauté de Communes doit élire son Président.



Bagnères vient d'élire son Maire. La Communauté de Communes doit élire son Président.

Le fonctionnement de la CCHB reste très problématique, d’autant plus qu’elle a aujourd’hui plus de poids que la Commune au vu du nombre de compétences qui lui ont été transférées par la Loi NOTRe. Pendant la durée de notre mandat, nous avons soulevé plusieurs points noirs et pas des moindres : absence de démocratie, déséquilibres de la fiscalité, gabegie financière, choix plus que contestables.

Démocratie : le mode d’élection fait de cette instance une assemblée non élue au suffrage universel direct. Y siègent les maires et adjoints des communes. Les habitants de Bagnères y sont sous-représentés : 17 élus sur 46 soit 37% d’élus alors que Bagnères concentre 48% des habitants de la CCHB. Une élection du Président qui se décide dans les couloirs en fonction des intérêts des uns et des autres (des nouveaux vestiaires, un lavoir, un goudronnage d’impasse, le tout payé par le budget communautaire, et le tour est joué). Aucune transparence, aucun projet politique dans ce vote. Le fonctionnement et les choix sont à l’avenant : zéro transparence, conseillers municipaux non informés des choix de la collectivité, dépenses sans compter avec l’argent du contribuable. Voilà la vraie nature de la CCHB.

Déséquilibre de la fiscalité : Depuis 1996, la commune de Bagnères a transféré de nombreux services à la Communauté de Communes (CCHB) (les structures petite enfance, le traitement des ordures ménagères, l’abattoir, la médiathèque…) et n’a plus aucun droit sur ces biens transférés. Nombre de ces services étaient déficitaires (comme la piscine par exemple) et la ville doit à la CCHB les charges de ces structures évaluées à la date du transfert : 
Bagnères doit donc verser à la CCHB 1 521 357,19€ ce qui représente un peu plus de 10% du budget de la ville. Ce sont les attributions de compensation (AC) que Bagnères va donc payer à la CCHB pour une durée illimitée. Cela représente 91% des AC que perçoit la CCHB.
La CCHB a décidé d’augmenter les tarifs de ces services mais aussi la part intercommunale de la taxe d’habitation, de la taxe foncière et de porter à son taux maximal la CFE (ancienne taxe professionnelle).
Les Bagnérais contribuent à hauteur de 60% par leurs impôts locaux au fonctionnement de la CCHB (2 millions €/ 3,3 M€ perçus) du fait de bases d’imposition plus élevées que dans les autres communes car ville centre.
La population bagnéraise représente 48% de la population de la CCHB, le revenu moyen annuel par habitant est le plus faible de la CCHB, les impôts-ville sont les plus élevés alors que, dans certaines communes de la CCHB, les taxes d’habitations s’élèvent à 2,28% et les taxes foncières à 1,27% (Bagnères : TH=19% / FB=21,50%).

Ces déséquilibres impactent négativement l'aménagement du territoire car la ville centre perd des habitants au bénéfice des villages plus éloignés où se construisent des maisons sur des terres arables et qui, du fait de l'éloignement des commerces, impliquent de nombreux déplacements en voiture. Qui peut penser que le maire de Hauban dont les impôts sont les plus faibles, va tout mettre en œuvre pour multiplier par 10 les impôts de ses administrés s'il est élu président de la CC ???  Beaudéan, commune de l'actuel président de la CC, a une taxe foncière de 7,79% soit 3 fois moins qu'à Bagnères. 

Gabegie financière aussi, car jusqu'à la prise en main de la communauté de communes par Jacques Brune, aucun élu communautaire ne percevait d'indemnités, l'ancien président Rolland Castells jugeait que chaque élu percevant déjà des indemnités de maire ou d'adjoint, la CCHB n'avait pas à servir à mettre du beurre dans les pâtes ! Depuis 2014, ces indemnités versées au président et aux vice-présidents, pour soi-disant « récompenser leurs compétences » coûtent 70000€ aux contribuables. Les citoyens du Haut Adour doivent conserver un œil vigilant sur ce point et exiger non seulement une transparence intégrale sur tous les montants perçus par les élus communautaires (indemnités maire/adjoint et CCHB) mais aussi que la règle d'avant 2014 soit rétablie et que nul élu communautaire ne perçoive un centime. Et ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan d’investissements contestables d’un coût qui n’émeut pas grand monde dans l’assemblée.

C'est pourquoi les Bagnérais doivent être attentifs au vote des élus communautaires de l’opposition bagnéraise et plus particulièrement au vote des élus de la liste Roux, soutenue par LREM et par M Brune, l’actuel président de la CCHB (qui cumule aussi les fonctions de conseiller départemental, de président de PETR cœur de Bigorre, de vice-président du conseil départemental, de président de HPTE, de la régie Hautes Pyrénées Haut Débit, du syndicat mixte pour la valorisation du Pic du Midi et de l’union départementale des offices de tourisme et des syndicats d’initiative)….Un homme déjà bien occupé….. et visiblement peu enclin à engager une véritable remise à plat des finances de la communauté de communes...

De cette élection, dépendra l'avenir de la ville :
les élus d'opposition, par leur vote, s'engagent devant les Bagnérais.

PS : 2 petites victoires de notre mandat : la transparence totale des indemnités d'élus à la ville et son maintien au taux minimal (celui de 2017) ainsi que le rapport annuel d'activité devant tous les élus municipaux de la communauté (rapport qui reste à améliorer).

S.Le Moal et S.Toujas

vendredi 26 juin 2020

Notre bilan de 6 ans de mandat dans l'opposition



Certains nous trouvent bien gentils avec Claude Cazabat ! On va essayer de vous donner les clés de nos choix essentiels.

Première partie du mandat sous Jean Bernard Sempastous :

  • Nous nous sommes opposés à :
    • l'augmentation de son indemnité de maire montée au maximum légal
    • à la vente à la découpe du terrain Latécoère
    • à l'installation de médecins libéraux dans la gare
    • la fermeture de l'école du Pic du Midi qui était la plus récente de la ville
    • la fusion des écoles du Pic du Midi et Jules Ferry
    • au projet grand Tourmalet 360 décidé par le Maire, président du SIVU, sans information ni au Conseil Municipal ni au Conseil Communautaire. Pour rappel, ce projet engageait la ville sur 50 millions d'euros (pour un budget municipal de 14 millions/an)
  • Nous avons voté en faveur de :
    • la renégociation des emprunts toxiques avec les services de l'Etat (finalisé par Claude Cazabat)
Seconde partie du mandat sous Claude Cazabat :
  • Nous avons voté en faveur de : 
    • la réouverture de l'école du Pic du Midi qui a été travaillée en concertation avec nous
    • la réhabilitation des réseaux d'eau potable et d'assainissement afin de réduire les pertes en eau potable importantes sur le réseau
    • la construction d'une nouvelle usine d'eau potable à Médous qui produit pour Bagnères mais surtout pour Tarbes Sud à qui cette eau est vendue par la ville
    • la motion demandant la réouverture de la ligne de chemin de fer pour le fret mais aussi pour les passagers, motion envoyée à la région en charge du dossier
  • Nous nous sommes opposées :
    • au projet de construction d'un ensemble immobilier pour seniors en haut des allées Maintenon (ce n'est pas un lieu adapté pour ce type de population et le promoteur n'était pas fiable)
Au niveau de la CCHB, nous avons œuvré pendant 6 ans contre l'augmentation des différentes taxes (foncières, habitation, ordures ménagères …..) et demandé une gestion plus rigoureuse des dépenses de la communauté des communes qui est aujourd'hui dans une situation financière plus que préoccupante. Bien souvent, les choix opérés n'ont pas été des plus judicieux et ont creusé l'endettement notamment sur les activités industrielles et commerciales. Quand on sait que c'est le premier mandat où les vice présidents touchent des indemnités (qu'ils cumulent avec leurs autres indemnités de Maire ou d'adjoint) cela laisse perplexe.....

Nous nous sommes opposés à tous les choix qui visaient à déléguer à d'autres structures des compétences essentielles (ramassage et traitement des ordures ménagères.....) parce que d'une part le bénéfice financier pour la communauté n'est pas forcément au rendez vous, et que d'autre part les élus locaux perdent le bénéfice des décisions prises sur toutes les compétences délégués (service rendu, prix …..).

Nous nous sommes opposés : 
  • à la mise en place d'une cuisine centrale en liaison froide à Carré Py qui a modifié le quotidien des usagers (personnes âgées et parents d'élèves) sans que ceux-ci aient été consultés. Ce choix "favorisant la lutte contre le gaspillage" c'est 50000 barquettes plastique par an !
  • aux subventions données à Coméca (830 000€) sans que les élus ne puissent empêcher cette entreprise de déplacer son activité si l'envie lui prenait
  • la vente de terrains sur la zone d'activités des Anous à un prix bien inférieur à leur valeur et sans avis des domaines pourtant obligatoire (perte sèche de près de 20 000€)
  • au transfert du traitement des ordures ménagères au SMTD puis aujourd'hui au SYMAT ce qui signifie éloignement des centres de décisions et augmentation des coûts pour le citoyen
  • aux 50 millions d'euros pour le projet Grand Tourmalet
  • l'histoire sans fin du SCOT (schéma de cohérence territorial) qui engage la communauté de communes pour des années et dont dépendent tous les plans d'urbanisme locaux
  
Nous nous sommes battus pour conserver l'abattoir au niveau local et nous appelons les Bagnérais à rester vigilant dans les prochains mois pour éviter que cet outil essentiel à la vie de la commune ne s'envole vers d'autres cieux …..

Si un point nous tient à cœur, c'est celui de la démocratie participative mise en avant par la candidat du député. JBS maire ne fut pas l'élu soucieux d'intégrer l'opposition et les citoyens dans ses décisions, comme il veut le laisser entendre aujourd'hui. Oui les rapports furent conflictuels et difficiles. Et oui, même si nous ne partageons pas  les options politiques de C Cazabat, l'opposition a été nettement mieux traitée sous son mandat, mieux écoutée et entendue. Le dire ne fait pas de nous des inféodés mais la vérité, parfois, dérange les convictions et les a priori des uns et des autres.

mercredi 24 juin 2020

Promesse de chat ne doit pas endormir vigilance de souris


Ce qui est important dans un programme électoral, c'est moins ce qui est dit que ce qui n'est pas dit et qui se lit entre les lignes.

Ainsi, quand les nouveaux alliés contre nature que sont messieurs Robbé et Roux, s'engagent et signent devant les journalistes une charte éthique des élus où ils s'engagent à respecter.....les Lois de la République. Bon, on peut se dire "encore heureux !". On peut aussi dire que c'est fait depuis longtemps et que tous les actes de la municipalité sont diffusés sur le site de la mairie, mais il y a toujours des gogos qui ne lisent pas les journaux, qui ne se renseignent jamais sur les comptes-rendus des Conseil Municipaux, pour voir cette charte comme révolutionnaire ! La ficelle est grosse à qui suit le vie municipale de près, mais elle peut passer.

D'où l'intérêt du non-dit : "les indemnités des élus seront publiés sur le site de la ville en toute transparence". Voilà une promesse qui n'en est pas une puisque c'est déjà le cas. Mais ce que ne disent pas les candidats, c'est le montant de ces indemnités, et c'est bien le problème, car ils n'ont JAMAIS répondu à cette question. Ainsi, en 2014, JB Sempastous s'était fait voter le maximum des indemnités ce qui portait à 100 000€ le coût des indemnités des élus à la ville, coût abaissé par C Cazabat à 88 000€ lorsqu'il a diminué l'indemnité du maire à son arrivée en fonction en 2017. Soit 12 000€ d'écart c'est à dire l'équivalent de ce que la municipalité verse comme subventions ordinaires aux association s'occupant de l'action sociale. Cette  somme pourrait même monter à 120 000€ si les adjoints percevaient le maximum des indemnités possibles ! Soit 32 000€ de plus qu'aujourd'hui !

D'autres engagements de cette liste dite de rassemblement (bien qu'on se demande toujours ce qui les rassemble ?), F Roux est très clair : c'est SON programme qui sera appliqué. Nos deux angelots n'y voient que du feu et sont persuadés qu'ils auront leur mot à dire ! Fadaises ! Et le programme est celui d'un ultra libéral dont l'objectif est de vendre le patrimoine de la ville à la découpe : pour financer les pistes cyclables, on se "débarrasserait" de tout ce qui rapporte financièrement à Bagnères à savoir les Grands Thermes, Acquensis, la résidence thermale, et l'usine d'eau de Médous dans lesquels les capitaux privés sont invités à entrer jusqu'à rendre Bagnères minoritaire, voire disparaître totalement et perdre ainsi le contrôle de ce que nos impôts ont construit et qui en fait notre patrimoine commun. Pas de Commun chez Monsieur Roux, que du privé. Et au même titre que les Français pleurent leurs autoroutes, les Bagnérais pleureront leur thermalisme vendu au plus offrant.

Cela s'appelle de la vision à la petite semaine. On est loin du technicien des eaux et forêts qui plantait un arbre qu'il ne voyait pas grandir. La vision de ces politiciens, quand elle ne se limite pas au second tour de l'élection, elle s'arrête aux 6 ans du mandats,et après moi, le déluge !!!

mardi 16 juin 2020

Applaudir ne suffit pas


Essorés par la crise sanitaire, les soignants considèrent d'un œil très méfiant le Ségur de la santé lancé le 25 mai par Edouard Philippe. Loin du changement radical attendu, la poursuite du plan "Ma santé 2022" sera maintenu voire accéléré. La concertation menée par Nicole Notat, ex-chef de la CFDT ( à l'initiative du virage ultra réformiste de la centrale syndicale dans les années 90), est loin de satisfaire les représentants des personnels. Les annonces de la remise en cause des 35 heures, les promesses d'augmentations qui oublient tous les précaires et les paramédicaux, la poursuite de la fermeture de lits, toute la politique gouvernementale continue dans le monde d'après comme dans celui d'avant.

En 20 ans, le pays est passé de 500 000 lits d'hospitalisation à moins de 400 000, alors même que la population a augmenté et que le nombre de personnes âgées également. Et c'est l'hôpital public qui paie le plus lourd tribut en termes de fermetures de lits. Malgré ses promesses de campagne, Emmanuel Macron a poursuivi la purge et continué à fermer des lits. Il a également oublié ses promesses de revalorisation salariale des personnels hospitaliers, ce qui entraîne une pénurie de soignants dans de nombreux hôpitaux.

Sur le département, le projet d'un nouvel hôpital à Lanne qui entraînera la fermeture des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes, est dangereux à plusieurs titres :

  • plus d'hôpital sur Tarbes, ville centrale, va pousser la population tarbaise et du nord du département à se tourner vers les cliniques privées. 
  • la fusion des 2 hôpitaux acte 130 emplois de moins et une diminution du nombre de lits, le plan gouvernemental misant sur le développement des hospitalisations ambulatoires. Mais quid des personnes âgées qui doivent rester sous surveillance post-op ? La situation est déjà très tendue partout !
  • cette nouvelle structure n'est toujours pas financée. Qui va devoir payer ? les collectivités territoriales ? les hôpitaux comme celui de Bagnères, dont la situation financière est critique, et qui a provisionné 6,5 millions d'euros pour ce projet ? 6,5 millions d'euros que le député, président du conseil de surveillance (voir article précédent sur le sujet),  justifie "pour conforter la place du centre hospitalier dans le futur" et qui se traduira par des fermetures de lits et de services sur notre ville.
  • garantie serait donnée aux hôpitaux de Bagnères et de Lannemezan. Pour y faire quoi ? aucune garantie sur le maintien des urgences à Bagnères ; aucune garantie sur le centre de rééducation fonctionnel ; il est à craindre qu'à Bagnères ne subsistent que des services réduits orientés vers la gériatrie. 
F Roux a beau, dans son programme, promettre de défendre le maintien de tous les soins dans l'hôpital de Bagnères, il ne dit rien sur le maintien des lits et des services, rien non plus sur le financement de l'hôpital unique. Quant à la promesse "d'accompagner le centre de rééducation pour qu'il soit reconnu comme pôle phare de notre territoire", rien ne dit qu'il sera maintenu dans le service public, surtout quand on lit ses propositions pour financer les "grands travaux" qu'il prévoit sur la ville et qui reposent sur la vente du patrimoine et l'appel à partenariat....

Nous ne critiquerons pas ici, le projet santé des candidats du BEC vu que rien n'a été dit sur le sujet.
Se contenter d'applaudir les soignants, c'est très gentil mais loin de suffire pour exiger un système de santé digne de notre pays. C'est pourquoi la mobilisation en faveur des hôpitaux et de leur personnel est une nécessité à laquelle nous nous associons.


jeudi 11 juin 2020

Comment Roux a cloué le BEC de Julien Robbé



Le leader du BEC (Bagnères Ecologie Citoyenne), Julien Robbé, habituellement si bavard dans les réseaux sociaux et sur son blog, est devenu, depuis le 10 mai, subitement beaucoup moins prolixe. Quelle en est la raison ?

Une réponse évidente peut expliquer cette discrétion subite : les négociations secrètes de l'entre-deux tours bien sûr. Mais pas que ! Car quand on vend son âme au diable, ce dernier est en droit de réclamer quelques subsides. Et il serait étonnant que Monsieur Roux laisse à Monsieur Robbé et à ses acolytes, toute liberté de parole. La campagne, c'est François Roux qui va la diriger et la mener, et les transfuges du BEC vont devoir suivre et se rallier à la position majoritaire de la liste. Penser mener une campagne Roux et une campagne Robbé en parallèle relève de la fiction. Nos débutants en politique vont recevoir en pleine figure l’uppercut du principe de réalité.

Après avoir promené tout le monde sur Bagnères, et avoir reçu l'onction d'Europe Ecologie les Verts (du bout des doigts), de la France Insoumise (qui vient de se rétracter bruyamment), de Génération (non affichée), nos candidats de gauche se sont tournés vers ce que la droite avait de pire : l'acceptation totale du néolibéralisme macronien.

Julien Robbé, nous a doctement expliqué comment il allait faire de Bagnères, une ville à son image. Une ville qu'il ne connaît pas au vu des questions qu'il nous a posées lors de nos rencontres : aucune connaissance sur les budgets et les finances locales, rien sur les compétences exercées par la ville et par la CCHB, rien non plus sur l'économie industrielle, touristique, sur le thermalisme, sur le monde paysan, rien si ce n'est une série d'images d'Epinal forgées au gré de lectures monolithiques. Sur nos 6 années de mandat, nous ne l'avons vu assister au Conseil Municipal que lors des 2 dernières séances.

Parmi les candidats du BEC présents sur la liste Roux (qui passe de "Bagnères pour tous" à "Bagnères ensemble" mais où les mots "écologie" et "citoyenne" ont disparu), aucun n'a la moindre idée de comment fonctionne une commune. De plus, leur manque de colonne vertébrale en termes de convictions, les amène à défendre des positions contradictoires : entre un Julien Robbé qui est prêt à servir les intérêts des écoles privées hors contrat, en refusant d'analyser leurs doctrines inavouées, et des membres de sa liste, ardents défenseurs de l'école publique, c'est un abîme qui les sépare ! Est-ce ainsi que la ville va être gouvernée ?

Nous avons posé des questions qui à ce jour, restent sans réponse :

  • quelle est la position de cette liste sur la fiscalité et comment comptent-ils résoudre les disparités entre Bagnères et les autres communes de la CCHB ?
  • que propose Julien Robbé sur Bagnères pour sortir du capitalisme comme il en fait le vœu sur son blog ? et qu'en pense François Roux ?
  • quelle est leur position sur la nécessaire réouverture de la voie ferrée, tant pour CAF et les sites industriels que pour les voyageurs, là où d'autres rêvaient de se débarrasser des rails pour en faire une "voie verte" ouverte aux cyclistes et promeneurs ?
  • quelle proposition pour la prise en compte des personnes âgées sur la ville, là où le BEC comptait en diluer la représentation en faisant venir des jeunes en masse ? (comment ? on n'en sait rien)
  • quid de l'abattoir dont l'actuel président de la CCHB se débarrasserait volontiers et qui a peu de chances d'être défendu par des adeptes de la nourriture non carnée ? 
  • et ne parlons même pas des sports de montagne et de neige qui vont voir s'affronter au sein de la même équipe, les positions de Stéphane Delpech et celles des élus du BEC.

A vouloir aller vite, à brûler toutes les étapes, notre Icare local risque bien de se brûler les ailes et de brûler les espoirs de bon nombre de jeunes citoyens qui ont cru en sa bonne foi !

Les reconversions idéologiques doublées de pragmatisme de circonstance et d'ambition, n'ont jamais fait bon ménage avec l'honnêteté en politique et ont bien trop souvent conduit les électeurs, bien conscients de la supercherie, à se détourner des urnes.


lundi 8 juin 2020

La trahison du BEC




L’annonce de la fusion de la liste estampillée « de gauche » du BEC avec la liste de François Roux, qui reste une liste de droite, même après le départ du député docile de monsieur Macron, ne peut être ressentie que comme une trahison par ses électeurs.

La justification servie de pouvoir « espérer au sein d’une majorité mettre en œuvre bon nombres de propositions » perd de vue totalement la notion même de démocratie représentative. Conseillé par des membres historiques de Bagnères Solidaire qui considèrent l’opposition au mieux comme « stérile », les membres du BEC ont préféré faire exploser leur groupe pour rallier la liste de droite et par là, s’asseoir sur les convictions affichées lors de la campagne.

Rappelons à ces nouveaux entrants en politique quelques principes du vieux monde, qui, s’il n’a pas que des vertus, conserve au moins quelques fondamentaux. L’élection, même municipale, ne donne pas droit à faire ce qu’on veut de ses voix. Les citoyens votent pour un programme, pour des principes et l’élu, qu’il soit dans la majorité ou dans l’opposition, s’engage à respecter ses engagements. Le rôle d’un opposant n’est jamais stérile car il est le témoin vigilent de la politique mise en place, il est celui qui informe la population des dangers de tel ou tel projet, le met en lumière et il agit aussi sur cette politique même s’il n’en a pas les rênes.

Mauvaise foi et inculture laissent penser que les municipalités, quelles qu’elles soient, agissent dans l’ombre, ce qui est faux : la loi oblige les élus de la majorité à donner à l’opposition comme à tout citoyen, l’intégralité des dossiers travaillés. Bien avant notre élection nous avions, à notre demande, reçu tous les documents afférents à la dette de la commune et aux emprunts structurés, dossiers que nous avions travaillés bien avant notre élection. De même, lors de notre mandat, sous monsieur Sempastous comme sous monsieur Cazabat, l’opposition a toujours eu en main les dossiers demandés (Grand Tourmalet, contrats DSP eau et assainissement etc). Dire le contraire n’a comme conséquence que d’alimenter le populisme.

Le rejet des partis politiques et le dégagisme ont laissé la place à des collectifs ou des associations dits « de citoyens » qui se sont engouffrés dans la brèche, mais qui montrent déjà leurs limites dont la principale est l’absence de convictions. Les alliances auxquelles on assiste en sont la démonstration

Sylvette LeMoal et Stéphane Toujas, encore conseillers municipaux front de gauche

La Cour des Comptes épingle la commune de Campan sur sa gestion de l'eau

  Les petits curieux qui seront allés rechercher le rapport de la Cour des comptes d’Occitanie sur Bagnères et la CCHB, auront également déc...